Les larmes qui deviennent rivière

Un souffle pour laisser partir la tristesse

Parfois,
sans vraiment savoir pourquoi,
les larmes arrivent.

Elles montent doucement,
puis elles débordent
comme une pluie silencieuse.

Alors on essaie de les cacher.

On tourne la tête.
On essuie vite ses yeux.
On dit :

« Ce n’est rien… »

Mais un soir,
Mamie Jeanne m’a pris la main
et elle m’a dit doucement :

« Les larmes ne sont pas des ennemies.
Elles sont des gouttes du cœur. »


Alors je suis resté silencieux.
Et j’ai écouté.

Dehors,
la pluie tombait doucement.

Elle glissait sur les vitres,
elle descendait le long des chemins,
et elle rejoignait la rivière.

Mamie Jeanne m’a souri.

« Tu vois…
l’eau ne reste jamais enfermée.
Elle avance. »

J’ai fermé les yeux.

Et j’ai imaginé
que mes larmes faisaient pareil.

Qu’elles quittaient doucement
les endroits lourds dans mon cœur.

Qu’elles devenaient
un petit ruisseau calme.

Puis une rivière.

Une rivière qui emporte
la tristesse trop grande,
les peines silencieuses,
et les chagrins qu’on n’arrive pas à dire.

Alors j’ai compris
que pleurer n’était pas une faiblesse.

C’était une façon
de laisser le cœur respirer.

Depuis ce jour,
quand les larmes arrivent,
je ne me cache plus autant.

Je les laisse couler doucement.

Et parfois…

après la pluie,
je me sens plus léger.


✨ Formule de Mamie Jeanne

🌙 Pour aller plus loin

Ce texte fait partie des Souffles du soir de Mamie Jeanne,
des récits doux pour accueillir les émotions
et transformer les peines en mouvement apaisé.

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